LE CARNET D'UN VOYAGE AUTOUR DU MONDE.............  
 
   
 
Avec le carnet de voyage, nous vous offrons la possibilité de suivre notre aventure à travers ces lettres postées sur notre site internet tout au long du voyage. N'hésitez pas à laisser des commentaires à nos lettres, nous les lirons avec attention. Les menus à gauche peuvent vous permettre de retrouver des lettres en fonction du pays dans lequel elles ont été envoyées et en fonction de la date d'envoie. Bonne consultation !
 
 
   
   
   
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Le 26 Avril 2007  
  Wellington, Nouvelle Zélande
 
Découverte du Nord de la Nouvelle Zélande
 
Nous sommes partis de Santiago du Chili le 16 avril à 22h30, nous sommes arrivés le 18 avril à 4h du matin à Auckland, le tout en 10h de vol… En Amérique latine, la différence entre les pays était notable, en Nouvelle-Zélande, le changement est radical, si ce n’est la saison qui reste à l’automne.

Nous sommes restés trois jours à Auckland le temps « d’atterrir », puis nous sommes allés chercher notre van chez « Wicked » (merci Mimi) pour prendre la poudre d’escampette… Sur les conseils de la « petite Marie », nous sommes d’abord montés dans le Northland faire nos premiers essais de conduite à gauche, puis nous sommes redescendus tranquillement jusqu'à Auckland pour partir plus au sud en direction de la péninsule de Coromandel. Le temps est au grand beau et malgré la fraîcheur des nuits, nous dormons bien au chaud dans notre camion. Les côtes de l’île du Nord sont vraiment paradisiaques, avec ces fougères arborescentes on se croirait presque sous les tropiques, alors que quelques kilomètres plus loin dans les terres, les prairies et les vaches nous rappellent la Normandie !

Nous poursuivons notre route vers l’intérieur des terres où se trouvent les zones géothermales et la ville de Rotorua. Nous visitons le site de « Wai o Tapu » à 25$NZ l’entrée, pour voir des geysers et des « mud pot », ils ont tout compris du tourisme ces Kiwis ! Mais on ne leur en veut pas, le site vaut bien le détour. La bonne surprise c‘est qu’en sortant de celui-ci, nous trouvons une très belle rivière d’eau chaude, Kerosène Creek, agrémentée d’une cascade qui nous fera rêver pendant quelques heures…

Tout au long de notre route, nous nous arrêtons dans différents « Scenics Reserves » et « Nationals Parks », pour se balader dans leurs drôles de forêts, si peu familières pour nous que l’on se croirait dans un jardin botanique. Bien sûr, le Tongario Crossing est de la partie, ses 18 kilomètres de randonnée nous plongent dans le décor du Seigneur des Anneaux (mais sans les effets spéciaux, c’est pas pareil…).

Tout ceci nous amène à aujourd’hui (26 avril), après une longue journée sur une route de graviers, nous passons notre dernière nuit dans l’île du Nord à Wanganui. Demain nous devons descendre jusqu'à Wellington pour prendre le ferry et passer le détroit de Cook (toujours avec notre ami le camion), pour continuer notre périple en Nouvelle- Zélande, mais cette fois-ci dans l’île du Sud…
 
 
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Le 15 Avril 2007  
  Valparaiso, Chili
 
Remontée vers le nord en direction de Santiago
 
Depuis notre dernière escapade dans la Patagonie Chilienne (Torres del Paine), nous sommes à notre grand plaisir retourné du côté Argentin. Dans un premier temps, nous avons rejoint El Calafate (200 Km), passage obligé pour entrer dans le Parc National de « Los Glacieros ». Nous logeons dans une auberge de jeunesse, mais nous nous sentons vraiment chez l’habitant avec les enfants qui traversent la cuisine à vélo… El Calafate était à l’origine un petit regroupement d’estancias (pour l’élevage de moutons), mais depuis la création du Parc et l’essor du tourisme grâce à la présence du glacier Perito Moreno, une petite ville est née au milieu de ces étendues steppiques. Nous sommes d’ailleurs assez impressionnés, El Calafate, c’est un peu le Megève de la Patagonie. Bref, nous sommes donc allés voir la star du coin, le fameux glacier Perito Moreno. Il faut dire qu’en plus de la taille du glacier et plus particulièrement la hauteur de son front (entre 50 et 60 m), le cadre est plutôt favorable à l’observation de celui-ci. En effet, la péninsule de Magellan permet de s’approcher au plus prés du glacier qui termine sa course dans le canal de « Los Tempanos ». Les photos parlent d’elles-mêmes, si ce n’est qu’il manque les bruits du glacier qui craque…

De retour à El Calafate, nous bouclons les sacs pour El Chalten (200 Km), pour aller marcher cette fois-ci dans la partie nord du Parc de « Los Glacieros », où l’on espère bien voir le Fitz Roy et le Cerro Torre. La route jusqu'à El Chalten emprunte un morceau de la RN40 puis de la RP23 qui se termine en cul-de-sac. El Chalten est vraiment au bout du monde, sa présence dans ce coin très sauvage de la Patagonie n’a de sens que pour les touristes, randonneurs et grimpeurs qui se rendent dans les montagnes du Parc. La création de la ville ne remonte qu’à une dizaine d’années, avant que le Chili n’ait la même idée… Nous sommes partis trois jours randonner dans le Parc. C’était l’été indien, le temps était superbe, en particulier le troisième jour où nous avons pu voir le Cerro Torre et le Fitz Roy sans nuage ! Par contre, ce que l’on ne voit pas sur les photos, c’est le vent. Le vent qui a soufflé jours et nuits (très pratique lorsqu’on campe avec une tente intérieure en moustiquaire…). De retour à El Chalten nous avons pris directement un bus pour El Calafate, afin de se reposer et de fêter l’anniversaire de Jérémie. Apéritif au « Russe blanc », « bife de Chorizo » (soit 600g de bœuf Argentin), du vin Argentin, hélas certains ont eu du mal à tout digérer…

Tout cela nous conduit au 3 avril, notre avion pour la Nouvelle-Zélande est dans moins de deux semaines, et il nous reste 3000 Km à parcourir pour rejoindre Santiago du Chili d’où nous partons. Nous prenons nos tickets de bus dans un grand élan de courage et nous ferons d’un trait : El Calafate - Rio Gallegos - Mendoza, soit 48h de bus ! On peut dire que c’est une expérience intéressante, mais malgré le confort des bus Argentin, on ne le refera pas tout de suite…

Le but de ce marathon en bus était de pouvoir prendre un peu de temps dans la très charmante région viticole de Mendoza. Et du bon temps, nous en avons pris ! Plus de 70% de la production nationale de vin se fait dans cette région. Autant dire qu’on n’a pas quitté les tables des restaurants, dont la spécialité demeure l’éternelle Parillada (viande grillée). Nous sommes d’ailleurs accompagnés par un sympathique couple de Suisse, que nous avions croisée à El Calafate et que nous avons retrouvé par hasard à Mendoza (et pourtant l’Argentine c’est grand !). On regrettera de ne pas avoir visité une cave, mais nous étions à Mendoza pendant la Semaine Sainte (trois jours fériés).

Il ne reste plus que 300 Km pour atteindre Santiago du Chili. Nous faisons une halte de quelques jours à Uspallata dans les montagnes qui bordent le Parc Provincial de l’Aconcagua. Enfin, nous quittons pour de bon l’Argentine pour nous rendre à Valparaiso au Chili. Malgré sa taille imposante, cette ville aux maisons colorées, aux ascenseurs rigolos et aux nombreux graffitis, est vraiment très charmante. On gardera aussi un bon souvenir d’une soirée étudiante où stripteaseuse et stripteaseurs faisaient partie de la fête !

Nous sommes maintenant à quelques jours de notre départ, ravis de ces trois mois en Amérique du Sud, un peu déçus de ne pas rester plus longtemps, on reviendra un jour, c’est sûr ! Mais le voyage ne s’arrête pas là, c’est ça qui est excitant, nous allons continuer notre tour d’horizon, voir un autre bout de la planète…
 
 
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Le 27 Mars 2007  
  Puerto Natales, Chili
 
Terre de Feu et Patagonie Chilienne
 
Nous avons passé quelques jours à Ushuaia, c’est une ville qu’on aime ou qu’on n’aime pas. Son statut de ville de « bout du monde » lui fait un peu de tort, en effet, l’afflux de touristes du monde entier dénature un peu l’ambiance et la concentration d’auberges et de magasins de souvenirs est un peu exagérée. Cependant, ses montagnes, son port et ses maisons colorées nous rappellent qu’il s’agit bien d’une ville au climat austral et que la vie ici n’est pas si simple…

D’Ushuaia, nous sommes allé camper deux jours (il n’est pas autorisé plus), dans le Parc National de la Terre de Feu. Le premier jour, la pluie nous a rattrapé, nous avons donc longé la fin du canal Beagle avec le complet Gore-tex ! Heureusement, grâce au vent patagonien, le temps change rapidement et à 14h nous faisions sécher les sacs au soleil ! Le Parc de la Terre de Feu est très différent de la Patagonie steppique du nord-est. Ici, nous marchons dans des forêts de Lenga et de Coihue qui ressemblent à des bonzaïs géants. Il y a de nombreuses lagunes et rivières où les castors viennent construire leurs barrages et enfin de grands fjords avec pleins de petites îles… Nous avons campé dans la baie de Lapataia où plusieurs petites lagunes se rejoignent, un vrai paradis pour les pêcheurs et les lapins (ces derniers furent malencontreusement introduits dans le Parc il y a quelques années et sont aujourd’hui des milliers…).

Après cette petite escapade « au bout du monde », nous sommes remontés dans le bus pour se diriger vers le Chili (le bateau étant une option trop chère pour notre porte-monnaie). De nouveau 14h de voyage pour sortir de la Terre de Feu pour rejoindre Punta Arenas et enfin Puerto Natales. Ce petit port chilien est le point de départ pour le Parc National « Torres del Paine », nous y trouvons une sympathique petite auberge, où nous sommes quasiment les seuls hôtes (la fin de la saison touristique étant bientôt là). Nous avons laissé quelques affaires à Puerto Natales, afin de partir « léger » pour faire le fameux « W » du Parc, un trek de presque 80km sur 4 jours très fréquenté. Les voyageurs que nous avions croisés à Ushuaia nous avez parlé du pire au niveau des conditions météo, on peu dire que nous avons été chanceux : un peu de soleil tous les jours et du vent avec modération ! Enfin seulement 45 km/h et bien plus en rafales.

Le premier jour (19km), nous sommes montés directement au camp de base des tours du Paine, que nous avons vu entre deux nuages ! (voir photos) Le second jour, nous avons gambadé 22km le long d’immenses lacs pour atteindre la Vallée des Français et le camp Britanico. (voir aussi les photos) Le troisième jour, nous avons péniblement (pour certains) parcouru de nouveau 24km pour arriver au pied du glacier Grey (voir encore les photos :) et le dernier jour, nous sommes redescendus sur le lac Péhoé (14km), pour prendre un bateau et rentrer sur Puerto Natales, « bien content de l’avoir fait » !

Là bas, nous avons retrouvé notre petite auberge sympathique, avec de bons lits douillets et une cuisine pour se faire de gros steaks ! Aujourd’hui, c’est notre journée de repos, nous avons trié les nombreuses photos de ces derniers jours (d’où cette nouvelle « newsletter »). Demain, nous prévoyons de repartir (et oui déjà !), car la route est encore longue jusqu'à Santiago…
 
 
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Le 18 Mars 2007  
  Ushuaia, Argentine
 
Descente dans le grand Sud argentin
 
La fin de notre séjour en Bolivie se résume par un long trajet en train de Uyuni à Villazon. Dix heures de voyage à bord du Wara Wara del Sur, alors que nos bagages sont embarqués dans les wagons de l’Expresso del Sur… Qu’importe, à l’arrivée à Villazon tout le monde est là et il ne nous reste plus qu’à traverser la frontière pour Argentine. Durant cette journée du 3 mars, nous avons battu notre record de déplacement : 11 heures pour parcourir 200 mètres, une journée entière de file d’attente pour passer la frontière entre la Bolivie et l’Argentine. Des milliers de boliviens se rendaient en Argentine, et quelques touristes étaient perdus au milieu… Nous avons rencontré un couple de français coincés dans la même galère que nous, l’attente paraît moins longue en leur compagnie. Vers 19 heures, nous obtenons le fameux coup de tampon sur nos passeports, reste la fouille des sacs à la douane, et de nouveau la queue. Blasés par l’inertie générale, nous avons pris nos jambes à nos cous et au diable la fouille des sacs ! Entièrement débordés par le monde, les douaniers n’ont rien remarqué.

Nous nous sommes arrêtés pour manger et dormir au premier village argentin : « La Quiaca ». La transition est quasi immédiate, nous sommes en Argentine ! Le niveau est bien plus élevé qu’en Bolivie, le métissage est bien moins prononcé que dans les pays voisins, on se croirait presque en Europe. Toutefois une caractéristique les distingue de nous : leur gentillesse inégalable. De La Quiaca, nous achetons un ticket de bus pour Cordoba. En attendant le départ, nous nous rendons dans le petit village voisin de Yavi pour se dégourdir les jambes dans la Sierra toute proche.

Le trajet jusqu’à Cordoba marque le début de nos longs périples en bus : 20 heures pour parcourir 1500 Km. Or cela n’a rien à voir avec un voyage en VFD, en Argentine les bus sont immenses avec toilettes, sièges couchettes et repas servis à bord ! À Cordoba, notre amie Émilie (que nous avions connu en Bolivie) nous attend à la gare routière. Cordoba est la seconde ville d’Argentine après Buenos Aires, cette ville de plus d’un million d’habitants est vraiment charmante, on pourrait facilement s’y installer… Émilie qui a vécu ici plus de huit mois nous emmène au bord d’une rivière en amont de la ville. Il est coutume pour les Argentins de sortir en famille le week-end pour manger un asado (barbecue) au bord de la rivière. Nous rencontrons ainsi la famille Toledo chez qui Émilie loge depuis quelques mois, des gens adorables, ouverts et curieux de nous voir voyager loin de nos familles.

De Cordoba, Claire prend un avion pour La Paz, afin de rejoindre Myriam, une amie de Grenoble en voyage en Bolivie. Elle peut ainsi récupérer son appareil photo et boucler la boucle. De leur côté, François, Jeremie et Émilie se rendent dans la Cumbre, une région non loin de Cordoba. Ils se rendent au village de la Cumbrecita, qui fut à leur grande surprise un lieu de refuge pour les nazis ayant réussi à s’échapper de l’Europe. Aujourd’hui encore il semblerait que leurs convictions et leur mode de vie n’aient peu évolué… Heureusement cela n’empêche pas les gars et Émilie de camper et de passer deux jours tranquilles dans la montagne. De retour Cordoba, ils sont invités à partager un asado chez des amis d’Émilie, un après-midi entier voué à engloutir de la viande. De son côté Claire arrive tant bien que mal à La Paz avec 12 heures de retard. Elle récupère son appareil photo et repart le lendemain pour Cordoba. Mais les choses ne se passent pas aussi simplement : au lieu d’arriver sur Cordoba, Claire arrive à Buenos Aires. Dans nos projets, nous devions rapidement filer vers le Sud. Par conséquent, nous décidons de nous retrouver tous les trois à Puerto Madryn, 20 heures de bus chacun de notre côté, pour arriver aux portes de la Patagonie.

De nouveaux ensembles, nous poursuivons notre périple. La région de Puerto Madryn est réputée pour ses colonies de pingouins, otaries, éléphants de mer et orques. Nous fuyons les tours organisés et louons des VTT pour nous rendre dans les réserves. Punto Lumo est la plus proche, 20 Km, de là nous avons la chance de voir une colonie d’otaries. Le temps est radieux, l’automne est proche. Nous continuons notre route vers le Sud pour visiter le tout jeune parc de Monte Leon, et commencer à goûter à la vie plus tranquille du camping… Contraints de louer une voiture pour entrer dans le parc (c’est un comble), nous avons au moins le privilège de nous retrouver seuls au milieu des 60 000 hectares de steppes du parc. La partie côtière est la plus intéressante, nous y observons notre première colonie de pingouins venus pour pondre, anis que quelques lions de mer et otaries. Sur la terre, les guanacos (lamas sauvages) et les autruches se partagent le territoire. Notre première nuit de camping en Patagonie se passe pour le mieux, il fait toujours aussi beau et il n’y a presque pas de vent. Le lendemain, après avoir rendu la voiture, nous prenons un bus pour Rio Gallegos. De là, nous attendons la prochaine correspondance pour la Terre de Feu et Ushuaia, ville la plus australe du monde.

La route pour descendre vers Ushuaia est plutôt atypique : 14 heures pour parcourir 564 Km, ainsi que deux frontières et le détroit de Magellan à traverser. Heureusement l’équipe des chauffeurs du bus était plutôt joviale et l’arrivée sur le port d’Ushuaia s’effectue à grands coups de musique de carnaval. Il est 22 heures quand nous entrons dans seul pub de la ville et quelle surprise, nous sommes le soir de la Saint Patrick !
 
 
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Le 2 Mars 2007  
  Uyuni, Bolivie
 
Découverte du Sud de la Bolivie
 
Le Carnaval nous a bloqué à la Paz plus de temps que prévu. Nous avons néanmoins trouvé de quoi nous occuper : visiter la Vallée de la Lune. Cette dernière est un site remarquable présentant des badlands formés sur un ancien fond lacustre. Le site, selon certaines sources, subirait une érosion de 10cm par an. A ce rythme là, tout devrai disparaître d’ici quelques dizaines d’années…

À la fin des festivités de Carnaval, nous pouvons enfin prendre notre bus pour Sucre. Le voyage de 14h s’effectue de nuit et nous mène sans encombre à destination. La ville de Sucre a été entièrement inscrite au patrimoine culturel de l’UNESCO en 1991 en raison de son architecture coloniale de toute beauté. Non loin de cette paisible ville blanche, se trouve le site de Cal Orcko. Ce dernier, situé dans une carrière de ciment, semble avoir été fréquenté par de gros animaux écailleux il y a 60 millions d’années : on y observe aujourd’hui de très nombreuses traces de pas de dinosaures. En revanche, nous avons davantage été marqués par le restaurant de l’Alliance française qui propose des repas gastronomiques et plutôt abordables. Nous devons hélas quitter Sucre pour aller en direction de Potosi.

Potosi est une ville qui vit encore de sa splendeur passée en raison de ses richesses minières. En effet, elle était la ville la plus riche d’Amérique latine vers la fin du 18ème siècle. Ses ressources en minerai argent étaient tellement importantes que, selon un dicton populaire, cela aurait permis aux espagnols de construire un pont d’argent jusqu’en Espagne et d’en emporter encore un peu en partant. Les mines d’argent, encore en activité, constituent aujourd’hui une attraction touristique. Nous ne les visitons pas car il nous paraît difficilement acceptable de faire de la misère des mineurs un produit touristique. Nous partons plutôt nous baigner dans les eaux chaudes du cratère del Ojo del Inca, dans la région de Tarapaya. De retour à Potosi, nous prenons un bus pour Uyuni.

Le trajet se déroule dans un décors semblable parfois à la Vallée de la Mort, parfois à la Vallée du Dadès. Les paysages magnifiques nous rivent à la vitre du bus durant les 7 heures de trajet et nous font oublier la route caillouteuse et poussiéreuse.

Uyuni est une petite ville peu attrayante de 14 000 habitants. Elle reste néanmoins le point d’accès le plus pratique pour visiter le Salar du même nom et la région volcanique de l’extrême Sud-Ouest de la Bolivie. Il est en effet difficile de s’aventurer dans cette zone réputée comme une des plus rudes du monde en raison de son altitude élevée et de son climat difficile. Nous partons donc trois jours pour visiter la région par le biais d’une agence locale.

Nous débutons par la traversée du Salar réputé pour être le plus grand du monde avec une superficie de 12 106 km2. Le temps est splendide, nous sommes plutôt chanceux car une partie du Salar est inondée en raison des précipitations importantes des dernières semaines. Après une halte à la Isla del Pescado, île volcano-coralienne perdue dans un océan blanc et peuplée de cactus géants, nous poursuivons notre chemin à l’écart du Salar pour rejoindre notre lieux de campement à St Juan, au milieu des plantations de quinoas. Le lendemain nous partons vers l’Ouest en direction du volcan Ollagüe, l’un des plus actifs de la région, situé à cheval sur la frontière Boliviano-Chilienne. Notre itinéraire bifurque ensuite vers le Sud pour traverser des terres encore plus sauvages en passant par des lacs riches en minéraux, sites de prédilection de nombreux flamants roses des Andes et du Chili. Après une longue route cahoteuse, nous atteignons la célèbre Laguna Colorada dans la réserve naturelle Eduardo Avaora, où nous passons la seconde nuit. Nous nous levons le lendemain à 4h du matin car une longue journée nous attend. Nous nous dirigeons dans un premier temps vers un champs de fumerolles perché à 4 900 mètres d’altitude. Hélas, le Soleil n’est pas encore levé, toute tentative de prise de vue est inutile… Nous redescendons alors en direction du « Sol de Mañana », pour nous baigner au lever du Soleil dans une eau thermale à 40°. Après un petit-déjeuner, nous continuons notre route en traversant le Désert de Dali, appelé ainsi en raison de son surréalisme, pour atteindre enfin la Laguna Verde, située au pied du volcan Licancabur. Nous roulons jusqu’à la frontière chilienne avant de rentrer à Uyuni. Ce long retour est agrémenté par la visite de la Valle de las Rocas.

Notre route va maintenant se poursuivre vers l’Argentine…
 
 
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