LE CARNET D'UN VOYAGE AUTOUR DU MONDE.............  
 
   
 
Avec le carnet de voyage, nous vous offrons la possibilité de suivre notre aventure à travers ces lettres postées sur notre site internet tout au long du voyage. N'hésitez pas à laisser des commentaires à nos lettres, nous les lirons avec attention. Les menus à gauche peuvent vous permettre de retrouver des lettres en fonction du pays dans lequel elles ont été envoyées et en fonction de la date d'envoie. Bonne consultation !
 
 
   
   
   
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Le 6 Janvier 2008  
  Grenoble, France
 
L'heureux tour...
 
Tout d’abord, meilleurs vœux à tous pour cette année 2008 qui commence !

En ce qui nous concerne, nous sommes rentrés chez nous il y a quelques jours après un voyage d’un an autour du monde.

Revenons à la fin du voyage. De Moscou, nous prenons l’avion et 2h30 plus tard nous atterrissons à Berlin. Sonia, la copine de Julien, vient nous récupérer à l’aéroport. Nous partons en direction du centre en métro et arrivons 1 heure plus tard dans l’appartement où nous allons vivre 2 jours. Nous sommes bien fatigués, après un kebab et une bière, nous nous couchons. Le lendemain, retour à l’aéroport, pas pour partir, mais pour récupérer du monde. En effet Martial, Fab, Vincent, Bastien, Baptiste et Claire viennent nous rejoindre pour fêter le nouvel an qui a lieu le soir même. Après les retrouvailles et les discussions, nous nous retrouvons en fin d’après-midi à notre appartement et pouvons commencer l’apéro de nouvel an, il faut dire que nous sommes rentrés de Russie chargés de bouteilles de vodka. La soirée se passe plutôt bien, et nous partons faire le passage de la nouvelle année dans un quartier central de Berlin, à proximité de l’ancien mur qui séparait le pays en deux il n’y a pas si longtemps encore. À minuit, c’est au milieu d’un concert de feux d’artifices que nous célébrons le passage à l’année 2008. Une chose est sûre, les Berlinois savent faire la fête, la ville est en liesse toute la nuit.

Les deux jours suivants, nous nous remettons peu à peu des festivités du nouvel an et partons à la visite de Berlin, magnifique capitale, et ainsi découvrir la fameuse porte de Brandebourg et le Reichstag. Nos quittons Berlin le 3 janvier au matin et notre avion se pose à Lyon en fin de matinée. Nos familles sont venues nous récupérer à l’aéroport, pour ensuite nous ramener chez nous…

En tous cas nous vous remercions tous de nous avoir suivi durant cette année autour du monde, pour vos nombreux messages d’encouragement et de soutien, et espérons vous avoir fait rêver et éveillé un esprit d’aventure et de découverte parmi vous.

Bonne année à tous !
 
 
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Le 29 Décembre 2007  
  Moscou, Russie
 
Du lac Baïkal à Moscou en passant par la Sibérie
 
Après ces bons moments passés en Mongolie, nous prenons le chemin de notre dernière étape : la Russie. Le train d’Ulaanbaatar jusqu'à Irkutsk parcours un peu plus de 1000km en 36h ! Il faut dire que la sortie de la Mongolie, et plus particulièrement l’entrée en Russie , demandent un certain temps… Nous sommes tranquillement installés dans un compartiment de 4 couchettes, Jérémie qui dort dans le compartiment voisin fait la connaissance de 3 étudiants Australiens en route pour l’Europe. Discussions enflammées, jeu de Tarot, Vodka et soupes chinoises, le voyage passe comme un éclair.

Nous arrivons en gare d’Irkutsk vers 7h du matin, dehors il fait encore nuit et la température annonce -18°C, nous décidons d’attendre tranquillement que le jour se lève à l’intérieur de la gare. Notre objectif est de rejoindre le lac Baïkal dans la journée, nous nous attardons quelques heures dans la ville d’Irkutsk le temps de récupérer nos prochains billets de train, puis de trouver la gare routière et d’attendre le bus qui nous conduira au village de Listvyanka. Nous partons dans l’après-midi, rapidement nous sortons de la ville pour filer sur une route tracée au milieu d’une épaisse forêt de pins et de bouleaux, c’est pour de bon l’hiver, la neige est là en quantité abondante.

Nous atteignons le lac en fin d’après-midi, celui-ci n’est pas encore gelé, on nous expliquera plus tard que la glace se forme chaque année au mois de janvier, il faudra donc revenir ! Une petite office du tourisme nous indique la maison de Svetlana qui est susceptible de nous accueillir pour quelques nuits. Nous arrivons devant sa maison, elle nous attends dehors puis nous conduit un peu plus loin dans une maisonnette bleue, elle nous explique dans sa langue natale que nous pouvons rester ici, que le poêle fonctionne ainsi, que le bois est dehors et qu’il faut puiser l’eau potable dans une source. Nous sommes comblés, nous voici chez nous ! La journée du lendemain est rayonnante, nous visitons le reste du village installé sur les rives du lac, ce dernier est bien sur incroyablement grand et ses petites vagues qui viennent régulièrement claquer sur la plage nous font tous penser à la mer…
Mis à part le grand hôtel de luxe installé à l’entrée du village, Listvyanka est un village très modeste agrémenté de maisons de bois colorées et aux ornements de fenêtres typiquement russes.
Marie et Claire partent faire un tour dans la petite station de ski du coin (certes avec vue sur le lac mais minuscule), tandis que les gars passe au marché acheter du poisson fumé et s’occuper du feu à la maison. En début de soirée nous voyons débarquer les trois Australiens perdus de vue depuis la gare d’Irkutsk, ce sont nous nouveaux voisins ! Nous débutons une soirée très animée, à grand renfort de Vodka, vers 20h, Svetlana vient nous chercher, le Baña (sauna) est prêt ! Les Australiens se joignent à nous. Nous finissons « grandement »la soirée tous ensemble.
Le lendemain, c’est avec regret que nous quittons ce charmant endroit, la conjoncture nous imposant un retour prématuré sur Irkutsk …
Les Australiens nous indiquent une excellente adresse pour dormir, un appartement où le propriétaire russe parle anglais et peut facilement nous aider pour notre « registration », nécessaire dès que l’on reste plus de 72h au même endroit… Nous retrouvons le confort d’un appartement en ville et pouvons enfin nous cuisiner quelque chose de digne de ce nom : du saumon !

Irkutsk est une ville pleine de charme qui a pu se préserver du style architecturale « blockhaus soviétique », du moins dans le centre ville… Bien que les Russes ne célèbrent que le Noël orthodoxe le 7 janvier, la ville se prépare pour les fêtes, nous avons l’occasion d’aller au cirque, le parfaitement traditionnel avec ses trapézistes, clowns, ours dressé… Cela vaut le coup d’oeil!

Le Réveillon approche, nous allons le passer dans le train, cela ne nous empêche pas de nous préparer un festin (jambon à l’os, pâtés, fromage, saumon fumé du Kamchatka…). Le soir même le Transsibérien doit passer à Irkutsk, la gare est bondée, nous arrivons à trouver notre wagon nous sommes en « platskart », la 3ème classe. À la différence des précédents trains, les compartiments sont plus ouverts, ce qui permet de rencontrer davantage de monde ! Le trajet dure 4 nuits et 3 jours, nous sommes parés : les gars ont porté un sac de vivres d’au moins 15Kg et nous sommes bien armés pour nous occuper.
Dès les premières heures, nous engageons quelques conversations avec des Russes, pas évident avec seulement un « Phrase book »… Les deux jours suivants sont plutôt animés pour nous, tout d’abord par l’anniversaire de François que nous fêtons dignement, puis par le Réveillon de Noël en lui-même. Sous l’œil hébété des Russes, nous ouvrons deux boîtes de foie gras conservées depuis le passage des mamans en Asie du Sud-Est !
Nous traversons tout le sud de la Sibérie, les paysages changent sensiblement, une alternance régulière entre taïga et toundra parsemée de nombreux villages, le tout enveloppé dans la neige. Le train s’arrête régulièrement, nous ne manquons jamais l’occasion de descendre même pour quelques minutes pour prendre l’air dont la température varie énormément, nous pensons avoir atteint notre point le plus froid au niveau de Yekaterinburg (-35°C ressenti).
Dernière nuit dans le train, après 3 jours, nous avons presque pris l’habitude de nous faire bercer par le roulis de la machine. Le réveil est rude, la responsable du wagon, une Russe plus ou moins commode, nous sort du lit 1h30 avant Moscou ! Nous arrivons en ville à 4h du matin, un peu brumeux. Après le froid sibérien, la température que nous trouvons sur le quai semble plus clémente et la neige a disparu.

Les environs de la gare sont plutôt inquiétants à cette heure-ci, nous croisons des visages patibulaires (ou presque…) plus ou moins en état d’ébriété … Le hall de gare semble un bon refuge. Nous cherchons à contacter la « guest house » que nous avions réservée afin qu’il nous affrètent un taxi. La réponse est négative alors, installés dans la salle d’attente, nous attendons une heure plus sûre pour prendre le Métro. Nous décollons vers 6h30 convaincus que les Russes partants travailler rendront les lieux moins hostiles. Le Métro et les méandres de son réseau sont incroyables. Des moulures en plâtre, des voûtes, des murs recouverts de marbre, des mosaïques et même des vitraux parsèment notre route. Les envies de grandeur de l’Empire communiste Russe sont devant nos yeux ! Nous arrivons crevés à l’auberge de jeunesse, installés dans le salon, nous attendons à l’aide d’un petit-déjeuner et d’une bonne douche notre chambre jusqu’au début de l’après-midi. Marie et Claire, dans un sursaut d’énergie ou d’impatience, partent à la découverte des environs, de la place rouge et des boutiques de luxe, alors que les gars restent paisiblement dans notre nouvel hébergement. La fin de journée venue, nous sentons tous la fatigue nous assaillir, et, après notre millionième partie de tarot, la rencontre avec une famille de français en provenance de la Marne et un plat de pâtes, nous nous couchons.
Le lendemain, nous prenons plaisir à profiter longuement d’un bon petit-déjeuner maison, puis, nous partons flâner dans le centre de Moscou profitant des trop courtes heures de jour (9h30 – 16h). Nous confirmons notre vol pour Berlin, la fin du voyage approche… puis, nous traversons le place rouge qui se trouve aux portes du Kremlin, du mausolée de Lénine et surtout de Saint Basile, une église orthodoxe qui, avec ses ogives de couleurs, nous rappelle un mélange de guimauve et de pièce montée. Un petit vent glacial et notre curiosité nous pousse à visiter plusieurs bâtiments religieux, l’ambiance qui y règnent est différente de celle de nos églises catholiques, il y a des icônes partout et une odeur âcre de cire flotte dans l’air. Après un détour par un magasin de chaussures peu orthodoxe et quelques essayages pour Claire et Marie, nous retournons à l’auberge de jeunesse. Fouet et Julien accompagnent la famille de la veille à la gare en Métro. Ils partent pour la Sibérie, ont 3 enfants et d’énormes valises de 25 kg chacune, ce n’est pas une mince affaire !!! En remerciement, ils nous offrent une bouteille de Morgon que nous dégustons avec délectation.
Le jour suivant, nous repartons en direction du mausolée de Lénine. Julien, Fouet et Jérémie renonce à faire la queue, Claire et Marie vont jusqu’au bout. Poupée de cire ou réelle momie de ce fameux personnage mort en 1924, nous ne le serons jamais, en tout cas il ressemble à ce que racontent nos livres d’histoire. Après un tour de Métro, nous descendons la rue piétonne d’Arbat Street bien connue pour son mur de la paix, ses peintres et ses magasins. Au bout de celle-ci, nous atteignons la base d’une des sept sœurs de Lénine, grands immeubles à la gloire du communisme, six se trouvent à Moscou et la septième en Pologne. Fatiguée, nous décidons de rentrer à l’auberge de jeunesse, c’est l’occasion de la visite de nouvelles stations de Métro pour Marie, Julien et Jérémie, alors que Claire et Fouet rentrent à pied.

C’est notre dernier jour en Russie et la fin du voyage, aujourd’hui nous prenons l’avion pour Berlin où nous rejoignons d’autres amis pour passer le jour de l’an. Nous atteindrons le terme de notre aventure le 3 janvier au matin à Lyon Saint Exupéry.
 
 
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Le 17 Décembre 2007  
  Oulan-Bator, Mongolie
 
De kathmandou à Oulan-Bator
 
Dernière soirée à Katmandu avant le départ pour le Tibet à sept. Simone, la mère de Marie, et Anita, la femme de Sonam, dirigeant de Thamserku (agence de trekking où Marie a travaillé pendant 2 mois) se joignent à nous pour les 15 prochains jours. Départ tôt le matin en minibus pour la frontière entre le Népal et le Tibet. Après quelques heures, nous atteignons le pont de l’amitié. Nous laissons le véhicule et traversons à pied, où, après les formalités chinoises, deux jeeps nous attendent pour nous conduire à Zanghmu. Ça y est nous sommes au Tibet. Ville reconstruite entièrement par les chinois dans les années 60, elle est sans charme. Après discussion avec notre guide et nos deux chauffeurs, nous décidons de partir directement pour Nyalam (3800 mètres) ce qui nous permettrai de gagner du temps et de mieux nous acclimater aux hautes altitudes du plateau tibétain. Cependant, les militaires chinois nous interdisent le passage, et, après 2 heures d’attente nous décidons de passer la nuit sur place. Nous nous levons aux aurores pour emprunter cette portion de route en construction, et par conséquent ouverte à des horaires précis. Arrivés à Nyalam, nous nous recouchons pour quelques heures sous un tas de couvertures. La température a chuté et la neige est à deux pas. Après un petit-déjeuner local et un peu de tsampa (farine de millet mélangée à de l’eau et du sucre), Claire, Fouet et Julien partent sur les montagnes autour du village pendant que Simone, Anita, Marie et Jeremie, après un rapide tour du bourg, s’installent dans une petite échoppe autour d’un poêle pour une après-midi thé.
Le lendemain, nous découvrons la beauté du désert d’altitude tibétain. Nous franchissons deux hauts cols dont un à plus de 5000 mètres. Le Chichapangma et même l’Everest sont en toile de fond. En fin d’après-midi, nous atteignons Shigatse. La journée suivante est consacrée à la visite de Ta Shi Lhun Po, ensemble monastique où, malgré la purge chinoise, règne une atmosphère unique. Nous assistons à une prière commune qui nous laisse sans voix. Avant de rentrer à l’hôtel, nous faisons un tour au marché où Julien et Fouet tombent en admiration pour les vestes traditionnelles tibétaines.
Le jour d’après nous continuons notre route dans l’idée d’atteindre Lhassa le soir même. Un arrêt à Gyantse nous permet de visiter un beau shorten (stupa en tibétain), puis, une violente confrontation entre nos chauffeurs et l’armée chinoise nous oblige à faire demi-tour. De quoi nous convaincre que les comportements abusifs de l’armée chinoise face aux tibétains ne sont pas un mythe et que la conquête du « pays » est loin d’être rentrée dans les mœurs. Alors que nous roulions, pour une histoire de route en construction non signalée, nos chauffeurs tibétains sont tabassés devant nos yeux. Nous sommes contraints d’attendre la police et de la suivre jusqu’à Gyantse. Anita et Julien vont faire une déposition et nous ne repartons que la nuit tombée pour Lhassa. Nous traversons une zone quasi-désertique qui semble magnifique, cela sera pour la prochaine fois. Nous arrivons en ville vers 1h du matin.

Les deux prochains jours sont dédiés à la visite de Lhassa. Après une nuit réparatrice, nous partons visiter Norbuling Ka, les palais d’été des chefs spirituels successifs du bouddhisme tibétain. Tant les uns que les autres, malgré les explications récurrentes du guide, nous avons du mal à nous situer dans le millier de bouddhas et les différentes sectes tibétaines. Le bouddhisme du coin n’est vraiment pas simple si l’on cherche à rentrer dans le détail ! Puis, nous nous rendons directement à Jokhang, où il règne une ambiance incroyable. Des promeneurs, des commerçants, des pèlerins, des croyants et des moines se mêlent dans un chahut organisé où l’on a parfois du mal à circuler. Nous rentrons dans le temple, lieu de pèlerinage le plus important du pays. Il a aussi été la cantine de l’armée chinoise il y a quelques années. Par hasard et par chance, nous assistons à la préparation d’une cérémonie où le son des cors tibétains se lie à l’effervescence des moines. Nous laissons la visite du marché au lendemain pour aller assister à une séance de « tibéting » au monastère de Sera. Cette dernière est une technique d’apprentissage journalier des textes sacrés pratiquée en groupe par les bonzes. Elle consiste en une série de questions posées par les participants à un autre, où selon la qualité de la réponse, les « poseurs de questions » claquent des mains avec le revers ou la paume de celles-ci. Le matin suivant nous repartons au temple de Sera afin d’observer le travail des imprimeurs de textes sacrés, puis nous nous rendons directement au Potala, la fameuse ancienne demeure du Dalaï Lama qui est dorénavant ouverte en partie aux touristes. Son architecture et son histoire en font effectivement un lieu unique. Nous passons 2 ou 3 heures dans les méandres de cette micro ville, avant de nous diriger vers le marché de Jokang. Julien et Fouet sont toujours à la recherche de vestes tibétaines, mais à leur grand regret, ils ne trouvent pas chaussure à leur pied. En revanche on trouve tout ici, du drapeau à prière au dernier pull Adidas de contrefaçon chinoise. Dernière soirée sur place, nous apprenons que nous n’aurons définitivement pas l’extension chinoise de notre visa groupe, cela sent les complications à Pékin, mais nous verrons bien. Le patron de l’agence nous invite pour une fondue sino-tibétaine dans un restaurant de la ville, demain nous prenons le train pour Beijing.

Ce matin c’est le grand départ. Nous partons pour la gare de Lhassa. Nous faisons nos adieux à notre guide sur le quai, puis nous embarquons. Marie, Simone et Anita sont dans un autre wagon que nous. Le train est complet, tout le monde est en couchette dans des compartiments de 4 ou 6 lits superposés, nous en avons pour 48 heures de trajet jusqu’à Beijing ! Sur les premiers kilomètres, nous croisons encore quelques villages tibétains, une route longe également la voie ferrée. Le Soleil commence à se lever, le paysage est époustouflant. Le train roule seul au milieu des plaines immenses entourées par quelques lointaines montagnes. Parfois nous recroisons la route avec quelques camions ou pèlerins se dirigeant vers Lhassa. Nous montons en altitude, dans la journée nous atteignons 5100 mètres. Le train s’arrête de temps à autre dans des gares souvent de taille surdimensionnée par rapport à la fréquentation (le style communiste est toujours d’actualité), juste le temps de prendre l’air et d’acheter de quoi grignoter pour le reste du trajet. Finalement cette première journée passe vite. L’extinction des feux est à 22h, nous passons une excellente nuit en compagnie de quelques tibétains et beaucoup de chinois ! Dans la nuit, nous amorçons la fin du plateau tibétain, au matin nous entrons dans la province de Qinghai, c’est la fin de la « nouvelle ligne », nous poursuivons sur le réseau ferroviaire traditionnel. Le paysage change radicalement, nous sommes dans la campagne chinoise. Malgré l’hiver et le ralenti de l’activité agricole, nous sentons bien que celle-ci reflète l’image de la région.

Nous atteingons Pékin le lendemain matin. Un minibus privé propose de nous accompagner vers notre hôtel, une auberge de jeunesse située à quelques minutes de la place Tienanmen. Nous sommes agréablement surpris par la qualité de cet hébergement, alors qu’en dortoir nous ne payons que 4 euros la nuit. Dès notre arrivée nous nous mettons en quête de nos futurs billets de train et de notre extension de visa chinois que n’avons pu faire à Lhassa. Ainsi, dans l’après-midi, nous nous rendons au « Public security bureau foreign affairs branch ». Nous faisons alors la découverte de l’administration chinoise qui ne se veut en aucun cas conciliante avec nos petites têtes de touristes. On nous demande (impose), dans un mauvais anglais, de passer par une « agence », heureusement Marie a pu déjà contacter Chu qui travaille chez Trek China Tour. Dès le lendemain, nous retentons l’expérience. Cette fois nous apprenons qu’il nous faut changer d’hôtel pour obtenir une fameuse attestation nécessaire au renouvellement de nos visas… Ça commence à sentir le roussi pour nous, il va falloir faire notre visa pour la Mongolie en express.
Pour notre troisième jour à Pékin nous décidons d’aller tous ensemble visiter la Cité Interdite, de toute façon, maintenant il n’y a plus qu’à attendre pour notre nouveau visa. L’hiver est déjà bien installé dans la ville, le ciel est toujours clair et le froid un peu pinçant avant les premiers rayons de Soleil. Nous traversons de bon matin la grande place de Tienanmen, avec d’un côté le mausolée de Mao Zedong, et de l’autre son immense portrait, et entre les deux toujours des centaines de chinois de passage ou en pèlerinage… La Cité Interdite, située au cœur de la ville, est admirablement bien conservée. Nous déambulons entre ses murs et les trônes de ses divers empereurs pendant plusieurs heures. En fin d’après-midi, nous nous laissons « inviter » pour un thé par trois sympathiques étudiants chinois rencontrés à la sortie de notre visite. L’arnaque est à ce qu’il paraît très fréquente, mais nous n’avons rien vu venir, si ce n’est la note très salée… Comme quoi, même après 11 mois de voyage, il est toujours difficile de faire la différence entre les gentils et les méchants inconnus.
Après cette petite pause touristique, nous reprenons notre galère administrative. À cause d’un énième papier manquant, nous n’avons pas le temps de poser nos passeports à l’ambassade de Mongolie pendant ses heures d’ouverture. Nous sommes contraints d’annuler nos billets de train et de trouver une nouvelle solution pour partir de ce « maudit » pays. Nous achetons dans l’après-midi 5 billets de bus pour la frontière avec la Mongolie (Anita repartant pour Katmandu et Simone pour la France). Le week-end passe à toute allure, nous passons une journée à arpenter la grande muraille de chine au niveau de Mutianyu, un grand classique mais inévitable, et puis cela fait du bien de sortir de la ville. Nous avons de la chance d’être en hors saison, on se sent presque seuls. De retour sur Beijing, nous passons pas mal de temps dans le quartier de notre hôtel, niché dans un des vieux Hutong (quartier populaire), un des rares préservé alors que la ville est en plein renouvellement en prévision des jeux olympiques. Finalement nous avons passé 8 jours à Pékin, c’est le temps qu’il faut pour s’imprégner de cette ville. Anita et Simone nous quittent un jour avant notre départ. Pour notre dernier jour à Beijing, nous prenons le temps de faire quelques courses pour le train et quelques cadeaux de Noël pour plus tard.

Vers 18 heures, nous prenons notre bus couchette direction Erlian (ville frontière). Nous atteignons cette petite bourgade au milieu de la nuit. Cette fois le froid est saisissant, il fait au nez -15° C. Nous trouvons un petit hôtel qui veut bien nous garder pour le reste de la nuit. Le lendemain matin, notre première mission est d’acheter un billet de train pour Ulaanbaatar. Nous n’avons pas le choix de l’horaire, ce sera 22h… Nous passons le reste de la journée à « buller » dans la chambre d’hôtel, car dehors, malgré le Soleil, la température reste glaciale. Sachant notre situation un peu délicate, notre passage à la douane se passe plutôt bien jusqu’au moment où, dans le train, lors du deuxième contrôle, le passeport de Claire tombe en morceau comme par enchantement. Heureusement pour nous, les chinois nous laissent quand même partir. L’entrée en Mongolie se passe sous l’œil amusé de la douanière. Enfin le train roule pour de bon.

Nous arrivons vers midi à Ulaanbaatar. Meget et Bilget nous attendent sur le quai. Pendant que Claire passe à l’ambassade de France faire son passeport d’urgence, les autres partent en voiture pour la guesthouse. Nous logeons dans un petit appartement fort sympathique dans la banlieue de ville. Nos hôtes sont de vrais crèmes (ce n’est pas tous les jours qu’ils ont des clients en hiver). Ancien ingénieur en géophysique et pédiatre, ils se sont lancés dans le tourisme depuis 5 ans et semblent y trouver leur compte. Ils nous proposent une petite virée de 7 jours dans l’Ouest du pays à bord d’un petit mini van russe monté 4x4. Cette année, la neige se fait attendre, ce qui permet de circuler encore facilement dans l’arrière-pays. Par contre, le froid est bien installé, -15° à -30° à Ulaanbaatar.

Nous partons de bon matin, équipés comme des cosmonautes, avec quelques peaux de bête en plus. Notre chauffeur guide, Boro, parle quelques mots d’anglais et russe, mais semble bien habitué à voyager avec des touristes. Dès notre sortie de la ville nous sommes plongés dans de grandes étendues désertiques. Nous quittons rapidement la route pour des pistes que seul Boro connaît… Le temps est resplendissant. Nous roulons au milieu de nulle part, quelques shortens marquent parfois le passage d’un col. Nous mangeons une soupe sur le pouce, elle est déjà froide. Nous continuons notre route jusqu’à Dashinchilen, un petit village à quelque 200 Km de Ulaanbaatar. Nous passons la nuit chez l’habitant, nous dormons tous les six (avec le chauffeur) dans leur salon. Marie se lance dans une longue conversation en Mongol « lonely planet » avec la dame de la maison, plutôt épique !

Le jour suivant nous atteingons la région montagneuse de l’Arkhangai où nous sommes chaleureusement accueillis par une famille de nomades. Nous dormons dans une de leurs yourtes plutôt confortables mais dans la nuit, le feu s’éteint et la température descend en dessous de zéro… Ces gens vivent essentiellement de l’élevage (moutons, chèvres, yaks, chevaux…), d’ailleurs ils nous proposent de monter à cheval pour une petite ballade. Nous restons deux jours chez eux et partageons un peu de leur vie plutôt calme en cette saison. Nous reprenons la route avec regret, la vie nomade fait rêver…

Nous nous arrêtons au monastère d’Erdene Zuu Khiid, curieusement cela nous rappelle beaucoup le Tibet. En Mongolie, les gens pratique le même bouddhisme. Boro nous conduit ensuite dans une autre famille qu’il connaît bien, cette fois-ci nous sommes en plein désert, difficile à croire que l’on peut vivre ici toute l’année.
Nous dormons dans la yourte d’un jeune couple, bien contents d’avoir quelques touristes en hiver. L’homme de la famille nous propose de faire une petite virée à cheval, pour nous c’est de nouveau l’occasion de se prendre pour Genghis Khan ! La neige n’est pas encore arrivée mais une fine couche de gel recouvre le sol. Nous aidons à faire sortir les animaux, les vaches ont leurs manteaux d’hiver alors que les moutons se tiennent chaud en restant groupés ; de notre côte nous ne sommes jamais bien longtemps loin du poêle…

Nous terminons notre boucle dans le pays mongol par une nuit dans l’Övörkhangai. En chemin nous croisons un jeune berger à chameau, grand cliché mais c’est à voir une fois dans sa vie ! Quelques dunes de sables se dessinent dans le paysage, nous nous arrêtons quelques minutes, le froid est saisissant nous remontons dans le camion.
Pour cette dernière nuit nous dormons dans les montagnes à côté d’un petit monastère, le feu réchauffe la yourte en quelques minutes, nous nous lançons dans l’une de nos grandes parties de Tarot-Vodka, dehors le vent se lève, il va falloir alimenter le poêle toute la nuit.

Une bonne journée de route nous attend pour rentrer sur Ulaanbaatar, dans la nuit quelques flocons sont tombés, le paysage est tout blanc… Nous retrouvons bientôt la route principale, puis la grande ville, Boro nous dépose devant notre immeuble, nous le remercions mille fois de nous avoir si bien guidé. Nous sommes tout heureux de retrouver le confort de notre petit appartement et de pouvoir enfin prendre une bonne douche chaude…

Nous nous sommes mis d’accord pour passer le week-end ici, avant de reprendre notre route pour la Russie, dernière étape…
 
 
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Le 17 Novembre 2007  
  Katmandou, Népal
 
A la recherche du Yéti
 
Nous avons quitté Bangkok et l’Asie du Sud-Est le 21 octobre, depuis nous avons entamé une nouvelle partie de notre voyage. Nous ne sommes pas sur un nouveau continent mais presque ! L’Inde et aujourd’hui le Népal nous dévoilent une culture, une religion et un climat bien différents de ce que nous avons côtoyé en Asie du Sud-Est…

Nous arrivons à Calcutta (Kolkata) en fin d’après-midi, il fait beau et chaud mais terriblement sec… De l’aéroport, nous prenons le traditionnel taxi jaune « Ambassador », une voiture de collection de l’époque coloniale avec Shiva collé sur le tableau de bord ! La ville est paraît-il calme, car c’est le dernier jour d’un grand Puja, l’une des plus grande fête annuelle du pays. Nous descendons dans un hôtel miteux, on nous avait prévenu mais on n’a rien trouvé de mieux…
Nous restons quelques jours dans cette grande cité, le premier contact avec les hindous est plutôt convaincant, ils parlent un mélange anglo-hindi fort sympathique à entendre. Calcutta est loin d’être une ville touristique, c’est plutôt un lieu de passage pour ces derniers, une escale entre deux trains pour des sites plus attrayants. Ce que l’on a donc trouvé agréable à Calcutta, c’est de pouvoir se fondre dans la foule sans risquer de se retrouver avec une ribambelle de racoleurs entre les jambes.

Notre projet était (comme beaucoup de monde), de rejoindre Darjeeling en train. Hélas, celui-ci est bondé par les bengalis dont c’est les vacances annuelles. Nous nous tournons vers la solution du bus-couchette… Pas besoin de rentrer dans les détails, nous sommes arrivés saisn et saufs 14h plus tard à Siliguri d’où nous avons pris une jeep pour enfin atteindre Darjeeling.

Nichée à 2100m d’altitude, cette célèbre station climatique porte bien son nom, ce fût un vrai choc thermique pour nous ! Au premier coup d’œil, cela nous a remémoré la ville de la Paz. Juchée sur un flanc de colline abrupt, cette ville de 200 000 habitants se cramponne à la pente… Bien sûr, les champs de théiers qui l’entourent lui rajoutent un charme tout particulier.

Notre guesthouse est installée sur les hauteurs, une excellente adresse avec vue sur le Kanchenjunga (8500m, quand le brouillard ne s’en mêle pas) et une excellente cuisine tibétaine.
À Darjeeling, les habitants parlent tous le népali, c’est d’ailleurs curieux de voir les citadins de Calcutta parler en anglais avec les marchands ! Malgré son air un peu défraîchi, Darjeeling est une ville pleine de charme où l’on peut facilement passer une journée à flâner dans ses petites ruelles avant de déboucher dans les champs de théiers.

Nous avions prévu de nous lancer sur les chemins du trek qui longe la frontière népalaise, mais l’épais brouillard qui se lève chaque jour aux alentours de 14h sur la ville et les montagnes alentours nous en a un peu dissuadé. Nous préférons lever le camp et partir dès que possible pour le Népal tout proche.

Le passage de frontière le plus accessible depuis Darjeeling nécessite de redescendre dans la vallée. C’est l’occasion pour nous de prendre le fameux « Toy Train », un petit train à vapeur (l’écartement des rails n’est que de 60cm), qui part maints virages descend tranquillement (en 9h), les 1800m de dénivelé ! Nous n’empruntons qu’une petite portion du trajet, 4h pour descendre 30km, nous aimerions bien quand même traverser la frontière aujourd’hui !
On y arrivera d’ailleurs tout juste, nous passons notre première nuit au Népal au poste frontière de Kakarbhitta.

La journée de transport qui suit est à ce jour la plus mémorable de tout notre voyage. Départ 4h du matin, nous sommes sur les places du fond (une banquette) dans un traditionnel bus TATA. Au bout du deuxième « sursaut », les sièges de devant nous tombent sur les genoux et resterons ainsi durant les 17h de ce voyage pittoresque. Il n’y a rien à faire, pas possible de dormir, pas possible de lire, juste de faire quelques sourires à la petite famille à côté de nous qui voyage également jusqu'à Katmandou avec un bébé de 1an…

Les deux heures d’embouteillage pour entrer dans la ville ont fini de nous achever, mais nous sommes enfin à Katmandou ! Julien est arrivé le même jour de France, il a pris des vacances prolongées pour finir le voyage avec nous, la Maurienne s’agrandit au sein du groupe. Nous le retrouvons le lendemain matin, bien plus frais que nous malgré le décalage horaire !

Marie achève son tour des Annapurnas avec son groupe le lendemain, tout semble s’être passé comme sur des roulettes, nous l’avons retrouvé un peu sur les genoux mais ravie de son boulot. Elle nous propose de faire la visite de la ville avec son groupe, nous partons ainsi en bus avec un guide francophone pour la visite de Pashupatinath, haut lieu de crémation hindouiste (voir photos), puis dans le grand Dubar`s square de Bhaktapur une ville musée, avant de finir en fin d’après-midi au moment où les couleurs sont les plus belles, à la célèbre stupa de Bodhanath.

Après ces quelques jours de retrouvailles, l’envie de partir dans les montagnes semble logique. Marie ne peut pas nous suivre, elle a encore un peu de boulot et sa maman arrive dans quelques jours, nous partons donc sur ses conseils sur le trek du Langtang. Nous décidons de prendre un guide et un porteur pour faire fonctionner le business et aussi parce que cela nous paraît plus correct. La vallée du Langtang n’est vraiment pas loin de Katmandou cependant elle reste assez peu fréquentée des trekkeurs en raison de son accessibilité… Nous revoilà partis pour 11h de bus chaotique, mais cette fois avec des places plus convenables !

Nous débutons le trek de Syabrubesi à 1400m. Nous remontons la vallée du Langtang durant trois jours, celle-ci est loin d’être complément sauvage, une série de petits villages et « lodges » où nous nous arrêtons pour dormir sont éparpillés sur le chemin. Cela ajoute son charme à la randonnée. Le dernier village (Kyanjin Gompa) est à 3800m. Nous y passons trois bonnes journées à crapahuter sur les petits sommets environnants (entre 4500m et 4984m) pour pouvoir admirer les plus grands (plutôt entre 6000m et 7000m). Le temps est un peu couvert et les nuits commencent à être vraiment fraîche, les couleurs passent à l‘automne et la neige est bien descendue. Un peu le mal des montagnes pour Julien, le comble pour un Mauriennais…
En raison d’une trop belle journée la veille, nous redescendons la vallée en une journée au lieu de deux…2400m dans les genoux, ouille ! À notre arrivée à Syabrubesi, c’est le troisième jour Deepawali, la grande fête des lumières, tout le village est éclairé par des bougies, une ribambelle devant chaque porte d’entrée pour faire entrer les dieux…

La journée de retour sur Katmandou est plus éprouvante qu’à l’aller, nous devons voyager sur le toit faute de place et la route sur les premiers kilomètres qui ne cesse de s’effondrer nous a fait un belle frayeur, car 4*4 ou pas, le TATA, quand il commence à glisser vers le précipice cela fait plutôt peur ! Le bon point c’est qu’on était plus dispo du toit à sauter que de l’intérieur…
Bref, nous sommes encore une fois arrivés sains et saufs à Katmandou.

Il a fallu ensuite presque une semaine pour s’en remettre, dans tous les cas nous n’avions pas vraiment le temps pour nous remettre en route sur un nouveau trek. Marie est partie quelques jours avec sa maman dans le sud du pays, elles nous ont rejoint hier. Maintenant nous sommes sur les derniers préparatifs du voyage pour Lhassa, nous partons demain à la première heure, une nouvelle étape pour nous.
 
 
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Le 23 Octobre 2007  
  Calcutta, Inde
 
Vietnam Laos Cambodge...
 
Presque 300 jours que nous sommes partis de chez nous… Mais revenons seulement à Hanoï au Vietnam.

Claire et François sont partis les premiers, avec leurs mamans pour un voyage de 10 jours dans le centre du pays. Pour cela ils ont préféré faire appel à Hai Anh, l’amie de Fabien qui travaille dans une agence à Hanoï. Ils sont ainsi partis accompagnés d’un chauffeur et d’une guide francophone.
Marie et Jérémie sont restés quelques jours de plus sur Hanoï, puis Marie a pris son vol pour le Népal via la Thaïlande où elle est restée bloquée quelques jours en raison d’un problème avec la Népal Airlines (que nous déconseillons fortement). Jérémie a lui du attendre un peu plus longtemps à Hanoï son extension de visa. Fort heureusement Fabien et Hoa (une amie de Martinique) se sont bien occupés de lui, à coup de bons restaurants et de quelques vernissages bien arrosés !

Claire et François sont descendus en quelques jours sur Hué en faisant deux arrêts en route, la réserve naturelle de Van Long et le parc national de Cuc Phuong. Ils sont ensuite restés dans la région de l’ancienne ville impériale au centre du pays pour profiter de la douceur et des sites tels que Hoi An ou My Son classés au patrimoine mondial de l’Unesco. Le retour sur Hanoï fut nettement plus rapide, malgré une vitesse de pointe sur la route n’excédant jamais les 60Km/h sur 800Km, ça laisse le temps d’admirer les rizières et d’éviter les vaches couchées sur la route…
Il fallait ensuite bien trois jours aux mamans sur Hanoï, le temps de profiter pleinement des milliers de boutiques de la vieille ville sans oublier un petit détour au mausolée de l’oncle Ho qui n’a pas vieilli d’un poil grâce aux talents de conservation soviétique !

De son côté, visa en poche, Jérémie a pris directement un bus pour le Sud. En chemin, il a fait la rencontre d’une Québécoise avec qui il a partagé de bons restaurants sur Hué et Hoi An (au moment de la fête des enfants), mais la demoiselle devait partir pour le Népal et Jérémie continuait sa route.
Il a pris la direction de Dalat, pour rendre visite à une vieille connaissance, un Chambérien exilé au Vietnam à qui nous adressons tout notre respect pour s’être lancé dans le développement du vol en parapente dans la région des hauts plateaux du Centre.

Marie a elle enfin pu arriver à Katmandou ! Elle a eu juste le temps de poser son sac pour enchaîner immédiatement le boulot auprès du prestataire de l’agence Allibert. Le changement de pays, de climat et surtout de mode de vie fût radical, mais elle s’y était bien préparée et apprécie beaucoup cette nouvelle aventure.
A l’heure ou nous vous écrivons, elle est en train d’encadrer pour la première fois un groupe de randonneurs pour un tour des Annapurna. On lui souhaite tout plein de courage !

Durant ce temps, le reste de l’équipe a continué d’écouler des jours paisibles, toujours dans l’ancienne Indochine. François et Claire ont du rapidement sortir du Vietnam (faute de visa) pour retrouver la tranquillité de la vie laotienne. Jérémie, quant à lui, a poursuivi sa route vers le Sud, en quittant Dalat il avait dans l’idée d’aller tester les plages de la côte Sud et pourquoi pas un peu de planche à voile à Mui Né ?

Seul fait notable qu’on a pu tous les trois partager malgré la distance, est le sympathique typhon « Lekima », qui a pendant quelques jours paralysé le Vietnam et une partie du Laos, transformant le plan moto de François et Claire en douche glacée tandis que Jérémie posait un oeil dépité sur une mer déchaînée…

Jérémie a patiemment attendu que le soleil revienne sur la côte vietnamienne en profitant tranquillement de la région avec une gentille infirmière française en stage au Vietnam avant de rejoindre sa dernière étape : Hô Chi Minh ville, plus connue sous le nom de Saigon.
Claire et François ont eux trouvé quelques jours de répit dans la région des 4000 îles au sud du Laos, au beau milieu du Mékong qui s’élargit ici sur 14km en cette fin de saison des pluies.

Nous nous étions donné rendez vous à Phnom Penh au Cambodge. Claire et François sont arrivés les premiers malgré un passage de frontière entre le Laos et le Cambodge plutôt épique et une route interminable. Jérémie est lui arrivé en seulement quelques heures de l’ancienne Saigon, juste à temps pour faire notre demande de visa indien.

Nous avons eu ensuite une bonne dizaine de jours pour visiter un peu de ce pays. Aprés quelques jours dans la capitale, nous avons fait le choix de prendre un bus direct pour Siem Reap et d’y rester quelques jours.
Investie par les touristes venus visiter les temples d’Angkor, Siem Reap reste néanmoins une ville agréable. C’est ici que nous avons retrouvé Jean Michel, un ami d’enfance de la mère de François qui s’est installé au Cambodge depuis quelques années et avec qui nous avons passé une excellente soirée à parler un peu de lui et de son expérience dans ce pays qui reste encore profondément marqué par son histoire encore fumante…

Au court de notre semaine nous nous sommes bien entendu rendus sur le site magique de la cité d’Angkor. Nous nous attendions à en prendre pleins les yeux, mais ce qui nous a le plus agréablement surpris, c est l’atmosphère qui règne autour de ces temples, comme s’ils avaient été découverts hier…

De retour sur Phnom Penh, nous avons loué des motos pour la journée, histoire d’avoir un petit aperçu de la vie rurale dans ce pays. Nous sommes partis en direction d’Oudong. Sur la route tous les champs sont inondés, il n’y a plus que la chaussée et les maisons qui la borde qui ont les pieds au sec ! Ce fut une magnifique journée qui nous a convaincu qu’il faudrait un jour revenir passer plus de temps dans ce pays…

Il est temps pour nous de rejoindre Bangkok, notre avion est dans quelques jours seulement. Phnom Penh / Bangkok, 13h de bus pour 15 dollars seulement ! Nous arrivons néanmoins bien fatigués de cette longue route, c’est pour nous curieux de revenir dans cette ville qui nous semble maintenant à la pointe du modernisme… Nous apprenons dans la soirée que notre vol est décalé, nous partons un jour plus tôt, juste le temps de passer une journée au temple de l’électronique pour que les garçons fassent le plein !

Notre vol est à l’heure, en moins de 3h nous arrivons à Calcutta, c’est le début d’une nouvelle aventure…
 
 
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